Pendant de la journée nationale du droit dans les collèges, la présidente des avocats de France est venue, vendredi 4octobre 2019, dans un collège de Villers-Bocage (Calvados).

|Modifié le 10 Oct 19 à 10:43

A gauche, Christiane Féral-Schuht, présidente des avocats de France. Elle est intervenue avec les élèves de 5 du collège Simone Veil avec la participation de Gael Balavoine, bâtonnier au barreau de Caen.
A gauche, Christiane Féral-Schuht, présidente des avocats de France. Elle est intervenue avec les élèves de 5e du collège Simone Veil avec la participation de Gael Balavoine, bâtonnier au barreau de Caen (Calvados).

Christiane Féral-Schuhl, présidente des avocats de France, accompagnée de Gael Balavoine, bâtonnier au barreau de Caen et Aurélie Lefèbvre, avocate membre du conseil de l’ordre et référente du harcèlement et discrimination est intervenue au collège Simone Veil de Villers-Bocage (Calvados) dans le cadre de la journée nationale du droit. Vendredi 4 octobre 2019, la présidente est venue à la rencontre d’une classe de 5e 

Il faut informer que l’accès au droit est quelque chose de fondamental. Le droit est structurant dans une société et la notion du juste et de l’injuste c’est quelque chose qui s’acquière très jeune. »

Elle poursuit :

Ce que nous voulons, c’est que les avocats soient porteurs de cet accès au droit pour expliquer aux plus faibles que l’avocat peut à la fois conseiller, assister, accompagner, défendre et peut être présent à tous moments. La justice est un pilier dans une société démocratique. »

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L’objectif de cette journée

« Notre objectif est que les avocats puissent échanger avec les élèves sur l’égalité femmes et hommes et sur la non-discrimination. » De nombreuses questions ont été posées aux élèves sur l’égalité homme femme. Très attentifs, ils étaient pressés de répondre aux différentes questions. Christiane Féral-Schuhl, a expliqué a quoi sert le conseil national des barreaux : « C’est une institution qui a été créée par la loi et qui représente les 70 000 avocats de France. »

Gaël Balavoine explique :

Que nous soyons homme ou femme, nous portons la même robe. On intervient pour conseiller et apporter des réponses, c’est un sentiment de justice qui est lié à une règle de droit. Cette égalité n’est pas toujours appliquée car aujourd’hui les femmes gagnent 15 % de moins que les hommes. Depuis 2012, les femmes sont majoritaires dans la profession d’avocat. »

Le harcèlement et la discrimination ont été abordés, pour la couleur de peau, la religion, le sexe et la loi a la non-discrimination. Cette rencontre a permis aux élèves de mieux cerner le métier d’avocat mais aussi d’aborder certains points à travers l’expérience de ces trois professionnels du droit.

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Transformer les mentalités

Aujourd’hui à la tête de l’organisation représentant l’ensemble des avocats inscrits à un barreau français, Christiane Féral-Schuhl compte poursuivre cette transformation des mentalités, en commençant par l’analyse. Une étude sur le métier d’avocat et les territoires va ainsi être lancée par le Conseil national des barreaux (CNB) « afin de mieux appréhender les parcours professionnels des hommes et des femmes, leurs domaines d’exercice et structures d’activité, et d’ainsi formuler des recommandations ou de lancer des formations », promet la présidente.

Un tableau de bord sera aussi mis en place pour mesurer les évolutions. Christiane Féral-Schuhl compte enfin poursuivre l’action engagée par le CNB en 2017 visant à promouvoir l’intégration de la démarche d’égalité professionnelle par les cabinets Elle réfléchit même à la mise en place d’une forme de labellisation.