16 étudiants effectuent un inventaire des ouvrages maçonnés sur 18 communes bordées par la Rance. Le but : pérenniser ces édifices qui préservent les terres de l’érosion littorale.

 

Les 16 étudiants chargés de ce recensement sont en Master 2 Restauration et réhabilitation du patrimoine bâti à l’Université de Rennes 2.

Ils répertorient notamment les murets, qu’on appelle aussi perrés qui protègent les rives de la Rance (Côtes d’Armor et llle et Vilaine).

Ces ouvrages ont pour la plupart été réalisés en pierre sèche, indique la Région dans un communiqué :

« Peu pratiquée de nos jours, cette technique de maçonnerie relève d’un aménagement durable : elle repose en effet sur l’usage de matériaux locaux, ne produit aucun déchet, se « reprise » facilement, assure une fonction de filtre pour le ruissellement des eaux et offre des niches écologiques à la faune et à la flore… »,

90 km de rives

Mais ces perrés sont aujourd’hui fragiles et pourraient disparaître. D’où cet inventaire qui s’effectue avec la participation d’élus et de bénévoles des communes concernées.

Et il y a du travail puisque l’opération se déroule sur 90 km de rives.

Quatre groupes ont été constitués pour longer les 18 communes de l’estuaire de la Rance :

– Saint-Hélen, La Vicomté-sur-Rance, Pleudihen-sur-Rance, La Ville-es-Nonais ;

– Lanvallay, Dinan (à partir du vieux pont), Taden, Saint-Samson-sur-Rance, Plouër-sur-Rance ;

– Saint-Suliac, Saint-Père, Saint-Jouan-des-Guérets, Saint-Malo (en amont du barrage) ;

– Langrolay-sur-Rance, Le Minihic-sur-Rance, Pleurtuit, La Richardais, Dinard (en amont du barrage).

Parc naturel régional

Ce travail ne consiste pas en un simple comptabilité des perrés. Les étudiants travaillent ainsi sur des « questions techniques, historiques, écologiques, juridiques, économiques… »

L’étude aidera ensuite à la préservation des perrés, cales et quais qui appartiennent au paysages de l’estuaire de la Rance.

Il s’agira notamment de sensibiliser le public à ces murets de pierre et de procéder à des travaux de restauration dans la dynamique du projet de parc naturel régional Vallée de la Rance – Côte d’Émeraude.

La Région envisage même de poursuivre cet inventaire sur plusieurs années et de l’étendre à l’ensemble du territoire breton, à travers les multiples utilisations de la pierre sèche (murets agricoles et littoraux, abris de carriers…).

Les données produites seront accessibles en ligne sur patrimoine.bretagne.bzh et feront l’objet de cartographies complémentaires.

Renseignements : inventaire.patrimoine@bretagne.bzh

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